L’autonomie symbiotique dans l’industrie de transformation

Ce n'est que si nous commençons et suivons le chemin de l'automatisation industrielle vers l'autonomie industrielle que nous avons une chance de nous rapprocher réellement de cet objectif. Rejoignez-nous sur notre blog avec d'autres sujets sur la transformation numérique dans l'industrie des #process. #processindustry #industrialautomation #industrialautonomy #digitaltransformation

Avez-vous déjà abordé les questions de l’article précédent avec vos collègues ? Un système de transformation autonome est-il prévisible dans un futur proche ou alors les solutions d’IA en dehors de l’automatisation viendront-elles successivement compléter l’automatisation de base ?

Une chose est sûre dans tous les cas : l’adoption directe d’un mode de fonctionnement autonome est très difficile à réaliser. C’est pourquoi Yokogawa définit une approche progressive du fonctionnement autonome.

Niveau 0-1 : manuel/semi-automatique

Le système est instrumenté et automatisé au minimum. Plusieurs tâches sont exécutées manuellement avec des instructions et des enregistrements sur papier. Le système d’automatisation exécute certains des processus de production afin d’éliminer les opérations sujettes aux erreurs et d’améliorer la productivité.

Niveau 2 : automatisé

L’homme assure le fonctionnement sûr. Ce faisant, il est assisté par les systèmes d’automatisation traditionnels. Le système d’automatisation effectue la majeure partie des processus de production et aide dans les processus de travail et les travaux de maintenance. La supervision et l’intervention de l’homme restent toutefois nécessaires pour gérer correctement tout ce qui sort du cadre des opérations normales.

Niveau 3 : partiellement autonome

Cet état se caractérise par un mélange entre composants autonomes et systèmes automatisés, orchestré par l’homme. La différence entre un composant autonome et un composant automatisé se situe au niveau des capacités d’apprentissage, d’adaptation et d’auto-optimisation dans les situations qui ne sont pas préprogrammées. Les entreprises de ce niveau utilisent une série de composants ou d’applications autonomes sélectifs, tandis que les hommes orchestrent le tout.

Niveau 4 : orchestration autonome

La plupart des sous-systèmes fonctionnement de manière autonome et sont synchronisés afin d’optimiser la production, la sécurité et la maintenance dans des conditions spécifiques. Les composants autonomes et leurs différentes fonctionnalités sont rassemblés ici afin de fonctionner comme un seul système.

Cependant, de nombreuses tâches nécessitent encore l’intervention humaine, car toutes les disciplines ne sont pas intégrées à ce niveau. Lorsque les conditions spécifiques ne sont pas remplies, les opérateurs doivent prendre le contrôle des opérations.

Niveau 5 : fonctionnement autonome

État très idéaliste dans lequel le système, y compris tous les sous-systèmes orchestrés, travaille de manière autonome sans aucune intervention humaine nécessaire.

Surmonter des obstacles majeurs

Yokogawa prévoit une étape supplémentaire de l’« autonomie symbiotique » au-delà du fonctionnement d’un système de transformation. Cet état exige une forte collaboration entre différents secteurs et écosystèmes.

Dans le cadre de l’« autonomie symbiotique », les processus de travail autonomes de plusieurs systèmes coopérants sont rassemblés pour examiner l’ensemble de la chaîne de valeur, mais aussi pour sortir des sentiers battus. Cela permet d’atteindre une interaction autonome des données et des ressources entre les différents systèmes et, dans le meilleur des cas, les chaînes de création de valeur.

Le voyage vers l’autonomie industrielle est un voyage permanent. Il apporte également de nombreux avantages à la chaîne de création de valeur dans plusieurs domaines. Il améliore notamment la productivité des processus, la disponibilité et la sécurité. Ce niveau comprend par ailleurs une cybersécurité améliorée grâce à la mise à disposition de solutions dotées de fonctions intégrées. Sur un autre plan, la visibilité avant et après la production permet aussi de résoudre les problèmes dans la chaîne de livraison.

Un cycle de matières premières fermé

Dans un monde qui attend des entreprises qu’elles mènent leurs activités dans le respect du développement durable et de la conservation des ressources de notre planète, l’autonomie symbiotique aidera à surmonter d’importants obstacles. Pour une économie circulaire fonctionnelle, il faut traiter un flux gigantesque de données hétérogènes aussi bien dans le cycle de vie que dans les statistiques d’utilisation. Un niveau élevé de transparence des infirmations au cours de la chaîne de création de valeur ou du réseau de création de valeur est nécessaire pour alimenter les algorithmes avec les données du cycle de vie. Une autonomie symbiotique offre la possibilité d’adapter sans cesse les processus dans toutes les situations du cycle de vie aux exigences de l’économie circulaire. Cela ressemble sans doute à un rêve, voire à une fiction. Mais, une fois que le voyage de l’automatisation vers l’autonomie industrielle est entamé, nous avons la possibilité de nous rapprocher effectivement de cet objectif.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir mais de le rendre possible. »
Antoine de Saint-Exupéry

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